Visiter le château de Schönbrunn

La visite du château de Schönbrunn

L’entrée se trouve sur la Schönbrunner-Schloss-Strasse, entre les stations de métro Schönbrunn et Hietzing. La cour principale est organisée selon une symétrie impeccable et laisse présager de la magnificence du lieu.

Côté parc, le château est encore plus magnifique. La fontaine de Neptune, toute de marbre sculptée, et des jardins parfaitement entretenu le mette totalement en valeur. La colline verdoyante et la Gloriette à son sommet nous emmène hors du temps et de la modernité.

À l’intérieur du palais, les salons sont à la hauteur de la splendeur des jardins. Sur les plus de 1400 pièces que compte le château, 40 sont ouvertes au public pour les visites. Deux sont particulièrement intéressantes : la Galerie des Glaces, où Mozart, âgé de six ans, s’est produit devant l’impératrice Marie-Thérèse en 1762 (et où il a rencontré Marie-Antoinette, âgée de sept ans), et la Grande Galerie, où le Congrès de Vienne (1815) a dansé toute la nuit après avoir découpé l’empire effondré de Napoléon.

Lors de votre visite de l’intérieur du palais, jetez donc un regard par les fenêtres. Vous pourrez profiter d’une superbe vue sur les jardins qui vaut le détour !

Se rendre au Château de Schönbrunn

Situé près de Karlsplatz, on peut y accéder rapidement en prenant la ligne de métro U4. Il est également possible de s’y rendre en bus touristique, mais je ne vous le conseille pas tant c’est cher et peu utile; le métro est très pratique à Vienne.

Tarif de la visite du Château de Schönbrunn

Tarif Adulte Tarif Enfant (6-18 ans) Tarif réduit (étudiants, jusqu’à 25 ans)
26€ 19€ 22€

Le Grand Tour de Schönbrunn commence dans l’aile ouest du château, où vous visiterez les appartements du couple impérial François-Joseph et Élisabeth. Ensuite, vous explorerez le corps central avec ses salles de réception et de prestige, avant de vous diriger vers l’aile est, où vous pourrez voir la salle d’audience de Marie-Thérèse et de François Stéphane de Lorraine.

Pass de visite combiné pour le domaine de Schönbrunn

Un pass de visite combiné qui permet une économie d’environ 25% sur les billets individuels pour chaque visite.

    • Grand Tour – château de Schönbrunn
    • Jardin zoologique de Schönbrunn
    • La Maison du désert dans le parc du château de Schönbrunn
    • La grande Serre aux palmiers, également dans le parc

Le Schönbrunn Winter Pass pour la période hivernale (jusqu’au 31 mars) est le suivant :

Tarif Adulte Tarif Enfant (6-18 ans)
52€ 34,50€

Heure d’ouverture du château de Schönbrunn

Le château de Schönbrunn est ouvert tous les jours, y compris les jours fériés.
1 Octobre – 31 Mars – De 9h00 à 17h

Jardin zoologique de Schönbrunn – Ouvert tous les jours

Janvier : 9 h à 16 h 30
Février : 9 h à 17 h
Mars : 9 h à 17 h 30
Avril à septembre : 9 h à 18 h 30
Octobre (jusqu’à la fin de la saison estivale) : 9 h à 17 h 30
Novembre à décembre : 9 h à 16 h 30

A noter ! Les caisses ferment et la dernière entrée s’effectuent une demi-heure avant la fin des heures de visite.

L’histoire du Château de Schönbrunn

Tout commence au Moyen Âge, au début du XIVe siècle, la propriété de Schönbrunn est connue sous le nom de  » Katterburg « . Elle était alors partie intégrante du fief de l’abbaye de Klosterneuburg. C’était une terre d’agriculture, avec l’exploitation d’un moulin et même des vignes. Puis au cours des siècles suivants, de nombreux propriétaires s’y sont succédés. Citons notamment Hermann Bayer, bourgmestre de Vienne, qui en 1548 agrandi la propriété et en fit un manoir.

Les Habsbourg et Schönbrunn

Maximilien II achète la propriété en 1569, et c’est à ce moment qu’elle passe sous la houlette des Habsbourg. Le contrat de vente incluait : une maison, un moulin, une étable, un jardin et un verger. Maximilien II se concentra principalement sur l’expansion du parc animalier, où l’on élevait principalement des volailles et du gibier. Et la faisanderie abritait des volailles exotiques comme des paons et des dindes.

Après la mort de Maximilien II en 1576, Rodolphe II hérita de la « Katterburg ». Il avait peu d’intérêt pour le lieu et il se contenta de l’entretenir. Seul son successeur, l’empereur Matthias, utilisa la propriété pour y chasser. La légende raconte qu’en 1612, lors d’une de ses parties de chasse, il découvrit le « Schöner Brunnen« , qui donna alors son nom à la Katterburg.

Ferdinand II et sa femme Éléonore de Gonzague, tous deux passionnés de chasse, choisissent la Katterburg pour organiser leurs parties. Après le décès de Ferdinand en 1637, sa veuve décida de s’y installer et, en tant qu’amoureuse des arts, elle mène une vie sociale très active nécessitant un cadre architectural approprié. C’est pourquoi, autour de 1642, elle fit construire un château de plaisance et rebaptisa le domaine « Schönbrunn« , terme mentionné pour la première fois dans un document officiel de cette même année.

Le siège des Ottomans en 1683

Le deuxième siège de Vienne par les Ottomans en 1683 n’a pas épargner le domaine de Schönbrunn qui fut détruit. Suite à cela, Léopold Ier, propriétaire depuis 1686, décida de léguer la demeure et le parc animalier à son fils Joseph, futur empereur, et de reconstruire un nouveau château de prestige. Johann Bernhard Fischer von Erlach, qui avait reçu une formation d’architecture à Rome, présenta à l’empereur le projet « Schönbrunn I » en 1688. Il devint par la suite l’architecte le plus demandé par la Cour et la noblesse.

La reconstruction de Schönbrunn

En 1693, Léopold Ier, l’empereur, demanda à Johann Bernhard Fischer von Erlach de concevoir un pavillon de chasse. Les travaux commencèrent en 1696, en partie sur les ruines du château de plaisance d’Éléonore de Gonzague, détruit par Ottomans en 1683.

En 1700, la partie centrale du château était terminée et prête à recevoir des invités. Mais lorsque la guerre de Succession d’Espagne éclate en 1701, elle entraîne de graves problèmes financiers, et le chantier de construction des ailes latérales est mise à l’arrêt. Puis, avec la mort soudaine de Joseph Ier, les travaux furent définitivement arrêtés. Fischer von Erlach fut non seulement chargé de concevoir les plans du château, mais aussi de superviser personnellement les travaux de construction. On pense que cette tâche importante et représentative lui valut l’attribution de la particule noble « von Erlach » par l’empereur Léopold Ier.

Contrairement au premier projet, plutôt idéaliste, qui prévoyait des grandes rampes d’accès, des colonnes et des fontaines, le pavillon de chasse fut construit au pied de la colline. L’ensemble était organisé en fonction de l’axe central, conformément aux normes de bâtisse des châteaux baroques.

Le corps imposant, avec un grand escalier menant à l’avant-corps central, était entouré de deux ailes latérales destinées aux écuries royales. Elles entouraient une cour d’honneur qui se terminait au nord par un porche surmonté d’un aigle et de statues d’Hercule.

Les salles d’apparat du pavillon de chasse se trouvaient dans la cour d’honneur, alors que les pièces privées de Joseph Ier étaient dans l’aile occidentale du château, côté jardin. L’aile orientale était destinée aux visiteurs. On a dû attendre plus tard pour projeter la construction d’un escalier menant aux appartements de l’impératrice. 

Marie-Thérèse et le château de Schönbrunn

Charles VI a repris Schönbrunn pour chasser des faisans en 1728. Il l’a finalement légué à sa fille Marie-Thérèse qui a toujours eu un attachement pour ce lieu et ses alentours. Sous le règne de Marie-Thérèse, Schönbrunn a connu une ère de gloire. Le château est devenu le centre de la vie à la Cour et de la politique.

L’influence de Marie-Thérèse et les conseils de Nicolò Pacassi ont permis de transformer et d’agrandir l’ancien pavillon de chasse en résidence d’été des Habsbourg.

La rénovation du domaine de Schönbrunn par Marie-Thérèse

On débuta par élargir les appartements impériaux dans l’aile orientale, qui furent complétés de salons de réception et de logements pour Marie-Thérèse et François Stéphane. A partir de 1746, les chambres étaient prêtes pour l’aménagement. Le couronnement de François Stéphane de Lorraine en tant qu’empereur romain germanique à Francfort en 1745 donna une impulsion supplémentaire au projet. Désormais, Schönbrunn, devenu la résidence d’été impériale, devait être le symbole de la puissance impériale.

En 1746, le perron central de la cour d’honneur fait par Fischer von Erlach est démoli pour faire place à un grand vestibule au rez-de-chaussée, permettant l’installation des grandes et petites galeries à l’étage au-dessus. Dans le même temps, Pacassi a érigé un escalier de prestige, l’escalier bleu, dans l’aile ouest, sans détruire les murs existants conçus par Fischer von Erlach ni les fresques du plafond, réalisées par Sebastiano Ricci en 1703.

Par la suite, la famille impériale s’étant agrandie, il fut nécessaire d’apporter une nouvelle modification architecturale à l’aile orientale. En 1748, entre l’étage noble et le premier étage, une mezzanine fut construite pour accueillir les enfants impériaux et leur cour.

Marie-Thérèse fit également construire un théâtre dans l’aile nord, inauguré en 1747. De nombreux enfants de l’impératrice se mêlaient aux acteurs et chanteurs. Marie-Thérèse elle-même était réputée pour sa belle voix dès son plus jeune âge.

Les galeries du château de Schönbrunn

Les deux galeries de l’aile centrale du château étaient utilisées pour les festivités, la grande pour les fêtes d’apparat et et la petite pour les réunions intimes. À l’époque, les deux salles de fête n’étaient pas encore ornées de leur riche décoration en et de leurs fresques. Pour les événements privés, on pouvait accéder directement à la grande galerie en empruntant les nouveaux escaliers circulaires en arc. Par contre, pour les occasions officielles, les invités devaient parcourir un long trajet et attendre dans une antichambre, depuis l’escalier bleu jusqu’aux salles d’audience du couple impérial dans l’aile est, selon l’étiquette de la Cour.

Le château de Schönbrunn après Marie-Thérèse

À partir de 1780, année de la mort de Marie-Thérèse, le château de Schönbrunn fut laissé inoccupé jusqu’à l’empereur François 1er qui en fit sa résidence d’été. Pendant son règne, Napoléon y séjourna deux fois, en 1805 et 1809, logé dans les anciens appartements impériaux de François-Étienne Ier, dans l’aile orientale.

Lors du Congrès de Vienne en 1815, il devint évident que Schönbrunn devait être restauré et remeublé dans le style de l’époque pour la famille impériale. Les travaux réalisés entre 1817 et 1819 sous François 1er comprennent la rénovation des façades selon les plans de l’architecte de la Cour Johann Aman, qui apporte des modifications décisives au château. Les façades sont dépouillé de leur exubérante parure rococo et font place à la sobriété, donnant au château le style qu’il a encore aujourd’hui.

En 1830, François-Joseph naquit dans l’aile orientale du château, alors occupée par ses parents. Sa mère le prépara dès son plus jeune âge à devenir futur héritier du trône, et il passa tous ses étés à Schönbrunn. Après son accession au trône en 1848, le château connu alors une période glorieuse. Dès le début de son règne, François-Joseph avait une préférence pour Schönbrunn et il y vécut la majeure partie de sa vie. Il s’installa dans l’aile occidentale donnant sur la cour d’honneur et y demeura jusqu’à sa mort, le 21 novembre 1916.

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