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Postdamer Platz à Berlin

Pour expérimenter l’énergie vibrante du nouveau Berlin, il n’y a pas de meilleur endroit à visiter que la Potsdamer Platz (place de Postdam en français). Pendant les années folles, c’était la place la plus animée d’Europe avec de nombreuses animations. Mais pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements ont transformé ce lieu joie et d’amusement en un tas de décombres. La guerre froide n’a pas arrangé les choses puisque la place était un no man’s land à quelques pas du mur de Berlin. Il a fallu attendre la chute du mur et l’impulsion de grandes entreprises comme Sony ou Daimler pour que la place et ses alentours soient réaménagés. Désormais la Postdamer Platz est un lieu de rencontre moderne et dynamique imaginée par des architectures de talent comme Renzo Piano, Helmut Jahn ou encore Arata Isozaki.

L’histoire de la Potsdamer Platz

La Potsdamer Platz était un parc verdoyant avant de subir des travaux en 1831 pour la transformer en place. Celle-ci a été nommée d’après l’une des portes de la ville, la Potsdamer Tor, situées à l’est de la place. Le premier train parti de Berlin en 1838 a commencé son voyage depuis la gare toute proche de la place. Et grâce à l’essor du transport ferroviaire, la place a vu sa fréquentation augmenter drastiquement avec les nombreux voyageurs souhaitant utiliser le train. Plus tard une station de métro fut construite et les bus envahirent les rues adjacentes transformant la place en un merveilleux capharnaüm. Au début du XXe siècle, la place est devenue le centre de la vie nocturne de Berlin, avec un divertissement qualifié de légendaire avec des lieux célèbres comme le Café Josty (le lieu de rencontre des artistes berlinois) ou Haus Vaterland. Après les bombardements de la 2de guerre et la séparation de Berlin, il a fallu que la place attende 1992 pour que les investisseurs privés donnent un nouveau souffle à la Postdamer Platz.

Le centre Beisheim

Le fondateur et propriétaire de la chaîne de magasins Metro, Otto Beisheim, est aussi l’un des entrepreneurs les plus riches d’Europe. Celui-ci a créé le Centre Beisheim, un immense monument de verre et d’acier sur Potsdamer Platz. Le bâtiment a été conçu par une équipe d’architectes de Berlin. Notamment Hilmer, Sattler et Albrecht, et certaines parties du bâtiment ont également été créés par l’architecte David Chipperfield. Leur volonté a été de construire une interprétation plus moderne New York Rockefeller Center.

Concernant le centre en lui-même, les deux tours élégantes situées au nord de la place abritent plusieurs appartements de luxe. Pour la petite anecdote, le plus grand de tous a été vendu pour 5 millions dollars ! On retrouve également des hôtels de luxe ; bref, le ton est donné !

Le musée du film de Berlin

Dans une ville autrefois célèbre pour son industrie cinématographique, le musée du cinéma emmène les visiteurs en coulisse. Situé dans le Sony Center et dirigé par le Freunde der Deutschen Kinemathek, une association sans but lucratif pour les cinéphiles, le musée relate le développement du cinéma. Et ce du cinéma muet aux derniers films à gros budget !

L’attrait principal du musée du film de Berlin est la part belle de son exposition faite aux films allemands, comme ceux de l’UFA dans les années 1920. Cela parlera sans doute au plus cinéphile d’entre vous, Le Cabinet du docteur Caligar, réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau (1888-1931), ou Metropolis par Fritz Lang (1890-1976), sont présentés dans le musée avec des costumes, des croquis, les scripts originaux, et de nombreuses photos d’époque.

Pendant l’époque nazie, le cinéma allemand etait devenu une véritable machine de propagande. Ce sujet est très bien traité par le musée, de manière intelligente. Le musée documente notamment la vie et le travail de l’acteur Kurt Gerron, mort dans le camp d’internement d’Auschwitz.L e musée propose également la collection des effets personnels de Marlène Dietrich (1901-1992). L’exposition présente notamment ses très belles robes, et un objet plutôt étonnant, un étui à cigarettes, un cadeau du réalisateur Josef von Sternberg.